Décroissance et révolution
Jeudi 14 août 2008Oulà, avec un titre pareil on craint le pire (et c’est un peu le but, en fait). Nan, en fait je suis ‘achement fière parce que j’ai fait un truc qui me trottait dans la tête depuis un bon moment. Un truc tout con, du genre barrière psychologique totalement irrationnelle. Le genre de geste qu’on sait débile mais qu’on perpétue par mimétisme alors qu’on sait que c’est de l’arnaque, que c’est inutile, que ça coûte cher et que ça engraisse ceux qui en ont le moins besoin. Là où ça m’inquiète c’est que je me sens devenir un poil intégriste mais c’est plus fort que moi, je ne supporte plus ce climat de surconsommation standardisée (oui, je sais, ça fait très cliché), je ne supporte plus les supermarchés et leurs cohortes de d’”emballages fraîcheur” plus fades les uns que les autres, blindés de sucres, de gras, de sel et d’additifs divers et variés (je vous avais avertis que question clichés, vous alliez être servis). Même sans en avoir jamais fait grand usage, j’ai atteint ma cote d’alerte. Leur simple vue m’insupporte, et je ne parle même pas de toutes les fois où on essaie de me fourguer ce genre de m… alors que j’en veux pas.
Bon, bref, tout ça pour dire que hier, j’ai terminé mon dernier flacon de gel douche et que je ne le remplacerai pas. Non, même pas avec une recharge estampillée “80% de déchets en moins”. C’était déjà une recharge, d’ailleurs. J’ai acheté un savon d’alep. Et on m’a dit que je sentais bon.
