Université de Zanzibar
Voyager en Afrique prend toujours du temps, mais on s’ennuie rarement pour autant qu’on voyage un minimum “local”. Les arrêts sont fréquents et il s’y passe toujours une foultitude de choses: des changements de passagers, on réarrange les bagages en essayant de caser deux énormes sacs de pommes de terre dans un minibus Nissan chargé de 25 adultes. À propos de sac, éviter de trop s’appuyer sur celui de la voisine dans les virages, il a une fâcheuse tendance à donner des coups de bec en piaillant. Et c’est toujours l’occasion pour des tas de gens de gagner leur croûte en vendant des épis de maïs grillé, des jus de fruits ou des lunettes de soleil.
En route c’est pratiquement tout aussi animé, toujours du monde, à pied, en vélo, en charrette. Et des vues insolites, souvent. Tel ce zébu près de l’”Université de Zanzibar”.

Zanzibar, octobre 2007.