Tu as débarqué, comme des milliers d’autres, fuyant une sale guerre. Marche, train, camion, tu as poursuivi ton exil vers le nord, sans jamais demander l’asile ni même l’aumône. Tu as erré, plusieurs mois, personne ne sait combien, ni où. Tu as dormi dans des cabanes abandonnées à l’hiver, sans toucher à la nourriture qui s’y trouvait parfois. Lorsque tu es retourné à l’une d’elle, la porte et les volets avaient été barricadés.
Ton corps gelé a été retrouvé le lendemain, ou quelques jours plus tard. On a retracé un peu de ton errance, pour le peu qu’on t’a remarqué, un chalet visité, un appel à la police pour signaler “un noir qui rôde”. Avais-tu peur, ou voulais-tu juste continuer à vivre comme chez toi? Personne ne le saura. Comme ta famille peut-être restée au pays n’aura jamais connaissance de ton sort.
Peut-être la montagne offrira à ton âme la paix que nous n’avons pas su t’offrir.
Ça ne devrait pas me réjouir, parce que ça veut dire que quelque chose ne tourne vraiment pas rond. N’empêche, pas plus tard qu’avant-hier, quelqu’un qui est censé en avoir vu d’autres et ne pas se poser trop de questions pour faire son boulot est venu s’enquérir du sort d’une des nombreuses ombres dont il a eu la charge, l’espace de quelques heures. Et je n’ai pu le rassurer qu’à moitié.
Ou dans la série «Je ne suis pas…, mais…». J’ai beau être une technophile invétérée, je ne le suis pas non plus au point de me jeter sur toutes les nouveautés à peine sorties. Enfin, j’essaie de me retenir. Sauf que là, j’ai pas pu. J’ai d’abord fait ma blasée, un peu déçue il est vrai par tout ce noir et ces écrans brillants. Pour un peu, j’aurais cru avoir affaire à de vulgaires PCs. Moi qui réfléchissais sérieusement depuis quelque temps (depuis que j’ai un vrai boulot qui paie, plus précisément) à remplacer mon vieux PowerBook G4, j’hésitais presque à récupérer un MacBook Pro fin de série. Mais voilà, champ de distorsion de la réalité aidant, je suis assez rapidement passée à l’étape de l’acceptation. Ajoutez la perspective de dépanner quelqu’un qui prend son iBook pour un freesbee, et j’avais l’excuse rêvée. Après deux semaines d’attente insoutenables, me voilà donc avec la nouvelle Bête sur les genoux. Et ça Déchire®.
Bon, alors pour l’écran brillant, c’est clair que c’est flatteur, que ça pète, et que mis à part les grandes surfaces noires, il n’y a pas tant de reflets que ça. J’avais des craintes pour les rendus sombres et les teintes chair, finalement ça va. Je n’ai pas encore fait de travail imprimé, j’imagine qu’il va falloir un temps d’adaptation.
Le trackpad, ben… Respect. Un délice au toucher, assez intuitif, on prend le pli très vite.
Je ne m’éterniserai pas sur le gain en puissance, quand on remplace une machine vieille de quatre ans, on est forcément bluffé. Je dirai juste que même les grosses applis genre Photoshop ou InDesign CS 2, compilés pour G4, tournent sans accroc à travers Rosetta (que l’on ne remarque même pas). J’ai testé la virtualisation avec VMware, c’est limpide et sans histoires, moyennant quelque secondes de patience le temps de lancer la machine virtuelle. Les deux applications PC que je compte utiliser ne sont pas des goinfres, je ne me fais pas de souci.
Oulà, avec un titre pareil on craint le pire (et c’est un peu le but, en fait). Nan, en fait je suis ‘achement fière parce que j’ai fait un truc qui me trottait dans la tête depuis un bon moment. Un truc tout con, du genre barrière psychologique totalement irrationnelle. Le genre de geste qu’on sait débile mais qu’on perpétue par mimétisme alors qu’on sait que c’est de l’arnaque, que c’est inutile, que ça coûte cher et que ça engraisse ceux qui en ont le moins besoin. Là où ça m’inquiète c’est que je me sens devenir un poil intégriste mais c’est plus fort que moi, je ne supporte plus ce climat de surconsommation standardisée (oui, je sais, ça fait très cliché), je ne supporte plus les supermarchés et leurs cohortes de d’”emballages fraîcheur” plus fades les uns que les autres, blindés de sucres, de gras, de sel et d’additifs divers et variés (je vous avais avertis que question clichés, vous alliez être servis). Même sans en avoir jamais fait grand usage, j’ai atteint ma cote d’alerte. Leur simple vue m’insupporte, et je ne parle même pas de toutes les fois où on essaie de me fourguer ce genre de m… alors que j’en veux pas.
Bon, bref, tout ça pour dire que hier, j’ai terminé mon dernier flacon de gel douche et que je ne le remplacerai pas. Non, même pas avec une recharge estampillée “80% de déchets en moins”. C’était déjà une recharge, d’ailleurs. J’ai acheté un savon d’alep. Et on m’a dit que je sentais bon.
Or, il n’y a pas de Tribunal pénal international. Ou plutôt, il y en a deux. Et aucun n’est compétent pour juger al-Bachir, accusé entre autres de génocide au Darfour.
Nous avons donc:
Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, à La Haye (Pays-Bas), compétent pour juger les présumés responsables de violations graves du droit international humanitaire sur le territoire de l’ex-Yougoslavie depuis le 1er janvier 1991.
Le Tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha (Tanzanie), compétent pour juger les présumés responsables d’actes de génocide et d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda, ou par des citoyens rwandais sur le territoire d’États voisins, entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994.
La Cour pénale internationale, à La Haye, compétente pour juger des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides commis après le 1er juillet 2002, sur le territoire d’un État partie au Statut de Rome ou par un ressortissant d’un État partie, ou si le Conseil de sécurité de l’ONU saisit le procureur.
Karadzic a été transféré au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, les actes qui lui sont reprochés ayant été commis avant 2002. Quant à Omar al-Bachir, c’est de la Cour pénale internationale dont il est passible. Le Soudan n’étant pas partie au Statut de Rome, la saisine de la CPI concernant le Darfour a été décidée par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1593 (2005).
Voilà, c’est un poil compliqué mais pas bien sorcier. On peut appeler ça jouer sur les mots voire pinailler, moi j’appelle ça simplement être précis. Et savoir un minimum de quoi on parle.
Alphonse est vélo-taxi, Alphonse a compris que la valeur ajoutée permet de gagner des clients en se démarquant de ses concurrents, Alphonse est bricoleur dans l’âme. Comme la plupart de ses compatriotes, la radio est sa principale source d’information et de divertissement, n’étant jamais allé à l’école. Alphonse a donc monté une radio sur son vélo, pour divertir ses clients en route.
Alors voilà la recette du hit de l’été (d’hier en tout cas):
une pâte brisée comme vous l’aimez
2 citrons
2 œufs
75 grammes de beurre
200 grammes de sucre
Faire fondre le beurre, ajouter le sucre et le jus des citrons, bien mélanger. Verser tout doucement et en touillant sans arrêt dans les œufs battus, puis verser sur la pâte (dans le moule, évidemment). Cuire 30 minutes à 200 °C.
À ceux qui répètent que l’Afrique s’enlise dans la pauvreté alors qu’elle reçoit toujours plus, le rapport DATA 2008 (Dept Aids Trade Africa) de l’ONG ONE apporte une réponse: 14%. Des 22 milliards de dollars promis en 2005 par les États du G8 d’ici 2010, seuls 3 milliards ont été versés, soit un maigre 14%.